La cause.

    Voila ce que l'on cherche tous. Que ce soit vers l'arrière, pour comprendre l'état du fait et un vécu collectif. Ou bien vers l'avenir, pour trouver un sens à notre action, une justification à notre existence. Et la synthèse de ces deux appréhensions du monde et de l'historicité nous permet de sentir le monde et de s'y penser acteur.

    Ne nous y trompons pas. La simplification est le danger principal qui guette ce lieu de l'être se pensant au monde. Principe d'urgence et de réalité y amènent tout droit. Par l'idéologie, ou le prêt à penser, qui permet de se dédouaner de la réflexion et de la remise en cause, et d'oublier ainsi notre liberté, qui nous effraie tant. La mise en mal de cette quête de sens est la conséquence directe des excès de la mise en pratique des idéologie, servies par des moyens techniques de plus en plus perfectionnés et invisibles.

      Aujourd'hui nous sommes dans une phase de grande dépression où la technologie travaille à banaliser tout et à expendre le principe d'identité. Ce travail est constamment fourni par les moyens gigantesques de médiatisation et de réification qui annihilent ou désorientent cette nécessité de se sentir agissant dans et sur le devenir collectif. La surinformation marketisée et la consommation comme seul mode d'existence se nourrissent l'une l'autre, et nous écrasent dans un no man's land démocratique.

    Il est temps de faire se recomposer ce non-monde pour que chacun puisse retrouver ses "marques". Il est l'heure de simplement exposer la diversité, et pointer du doigt les nouvelles tyrannies, et surtout celles que nous nous imposons nous même. Il faut maintenant mettre les cartes sur la table pour établir celles que nous voulons pour le monde de demain.

ALORS CAUSONS...